Le ciment, à la base du mortier et du béton

Il est parfois difficile pour le néophyte de savoir quoi utiliser, pour un besoin précis. Faut-il prendre le ciment, le mortier ou le béton pour faire un scellement ? Et pour recouvrir un mur ? Pour assembler des parpaings ?
 
Pour faire un choix éclairé, il faut d’abord connaître les matériaux.
 
Le ciment est un liant hydraulique. C’est-à-dire qu’il durcit lorsqu’il est mélangé à l’eau. Et cela, même sous l’eau ! Pour le fabriquer, un mélange d’argile et de calcaire est cuit à 1 450°C, puis broyé finement. À ce produit baptisé « clinker », peuvent être ajoutés différents éléments lors du broyage (laitier de haut fourneau, cendres volantes, filler calcaire, etc.). 
 
Cela donne toute une famille de produits qui se distinguent par leur composition chimique et leurs usages : 
  • le ciment « multi-usage », basique et polyvalent ;
  • des ciments destinés aux milieux agressifs (classification PM ES ou SR );
  • des ciments (prompt, à maçonner, alumineux, …) plus particulièrement destinés à la fabrication de mortiers de scellement, au jointoiement des maçonneries, aux enduits de façade…
 
En effet, un ciment n’est pas utilisé seul. Il va être systématiquement :
  • mélangé à du sable, pour donner du mortier ;
  • mélangé à du sable et des granulats, pour donner du béton.
 

Le mortier : pour assembler et sceller

Mélange de ciment, de sable et d’eau, le mortier n’offre pas de forte résistance. Mais sa capacité à « coller » les matériaux est utilisée pour :
  • monter des briques ou des parpaings pour fabriquer un mur, coller du carrelage…
  • sceller différents éléments.

Il peut également être utilisé pour faire des enduits de façade (en particulier en utilisant un ciment à la chaux).

Pour fabriquer un mortier, on utilise en moyenne 1 volume de ciment pour 4 volumes de sable. La quantité d’eau dépendra de l’usage prévu : 3/4 de volume d’eau pour un enduit ou ½ de volume d’eau pour un mortier d’assemblage.
 
Enfin, différents additifs peuvent être ajoutés lors du mélange :
  • un retardateur de prise, pour que le mortier reste utilisable plus longtemps ;
  • des plastifiants, pour le rendre plus maniable sans rajouter plus d’eau ;
  • de l’accélérateur pour le rendre résistant aux températures inférieures à 0°C ;
  • des colorants, pour un effet décoratif par exemple dans les enduits de façade…
Le mélange peut se faire à la main pour des petites quantités ou à la bétonnière pour mieux mélanger les ingrédients et ainsi obtenir un meilleur résultat et aussi pour fabriquer des volumes importants.
 

Le béton : une plus grande résistance

Si, au ciment, vous ajoutez de l’eau, mais aussi des granulats (sable, et gravier...), vous obtenez du béton. 

En effet, le béton va se caractériser par une résistance importante – particulièrement si l’on mélange correctement les sables et les gravillons de différents calibres – surtout à la pression. Le béton n’est plus un simple matériau d’assemblage mais un élément de structure : il va permettre de couler une dalle, construire un mur, faire des poutres, des colonnes et des planchers…